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Sambuca présente « Luz»

Le duo Sambuca présentera son nouvel album "Luz" le mercredi 21 octobre 2020 à 20h30 sur la scène du Studio de l'Ermitage, à l'occasion de sa sortie le 1er mai 2020 en digital et le 25 septembre 2020 en physique chez Prodastar / In Ouïe Distribution. Le duo Sambuca est composé de : - Irene Amata : chant - Roberto Stimoli : guitare 7 cordes Sambuca est un groupe de musique brésilienne très actif sur la scène jazz et world parisienne. Le groupe se compose de Roberto Stimoli à la guitare 7 cordes et Irene Amata à la voix. Une voix et une guitare sept cordes pour réinventer les rythmes de la samba : un objectif ambitieux, animé par la passion sans limite que Roberto et Irene partagent pour une musique qui vient de loin, mais qu’ils ressentent au plus profond d’eux. Ils sont des interprètes assumés, ce qui implique des choix forts, autant dans la sélection du répertoire, le réarrangement (voire la réharmonisation) de ces derniers et dans leur interprétation. La langue portugaise est indissociable des mélodies : ne pas proposer les versions anglaises est un choix assumé, mettant en avant la place prépondérante des paroles originales dans le rythme, et l’osmose qu’elle crée avec la musique. Ainsi comprendre n’est pas nécessaire, ce sont la douceur et la force du son qui retiennent, qui portent, qui éveillent. Une voix et une guitare, et pourtant rien ne manque : les basses portées par la guitare à sept cordes et le rythme animé par la voix, les improvisations qui s’enchainent dans une atmosphère de jeu et d’écoute réciproque. Une voix et une guitare qui remplissent l’espace, en capturant l’attention du spectateur. Une nouvelle façon d’écouter la musique brésilienne, c’est la passion et le défi du groupe Sambuca.
24 février 2020

Ariana Vafadari présente « Anahita »

Ariana Vafadari présentera « Anahita » le dimanche 8 mars 2020 à 17h sur la scène du Théâtre Claude Lévi-Strauss au Musée du quai Branly. Anahita, est une pièce musicale et onirique, composée et interprétée par Ariana Vafadari sur un livret écrit en collaboration avec Leili Anvar. Pour cette première, nous sommes heureux d’annoncer la présence de Fanny Ardant qui sera la narratrice exceptionnelle et l’incarnation d’Anahita, femme et déesse. Une distribution de rêve pour les débuts de cette oeuvre qui plus est en ce 8 mars, journée des droits des femmes ! Ariana, mezzo-soprano sera également accompagnée par Sandrine Marchetti (piano), Leila Soldevilla (Contrebasse) et Driss El Maloumi (Ud). L’enregistrement d’Anahita paraitra en CD - Sortie digitale le 6/03, sortie physique le 19/06 (label Quart de Lune / Distribution Idol et UVM) Jeudi 5 mars : nous vous invitons à une rencontre avec l’artiste lors de deux sessions showcases de 30mn réservées aux professionnels : présentation de l’album, rencontre, interviews... Lieu : 40, rue du Faubourg Poissonnière, Paris 10e. 2 sessions : 13h et 17h. Anahita est une création musicale, née de la complicité artistique et intellectuelle de deux femmes franco-iraniennes Ariana Vafadari qui a composé la musique et Leili Anvar qui en a imaginé l’histoire et écrit les textes. L’HISTOIRE Une jeune femme rêve du temps où son village était vert, elle se réveille face aux arbres qui meurent et sent son ventre vide. Elle a traversé les déserts et les terres en feu, désespérée elle prie la déesse dont elle porte le nom : Anahita. Cette divinité iranienne des eaux, de la fécondité, de la sagesse, est celle qui accroît les cours d’eau, les peuples et les vivants. Elle est aussi la guérisseuse et celle qui initie à la sagesse. Mais son culte fut oublié et son visage effacé. Aussi les eaux se sont-elles retirées chaque jour davantage du lit des rivières et des sources souterraines, transformant le monde fertile et verdoyant en un désert brûlant. Après un échange mystique avec la déesse, la jeune Anahita part en quête de l’eau d’immortalité, et trouve l’Amour. Imprégnée dans son enfance par la poésie et la philosophie zoroastrienne transmise par son père, Ariana Vafadari, avait à cœur de faire ressurgir les écrits millénaires de Zarathoustra, réunis dans «L’ Avesta», textes empreints de sagesse et de spiritualité, prônant la lumière et la bonté inhérente à l’homme. A travers ces prières adressées à Anahita, la volonté d’Ariana et Leili est de retrouver la place du féminin dans le monde. Entourée de musiciens aux origines culturelles et musicales diverses, certains formés à la musique traditionnelle iranienne, marocaine, d’autres au jazz, à la musique classique occidentale, Ariana Vafadari passe librement d’un univers à l’autre. Les textes sont en persans, en français, en langue Avestique, la langue ancienne des zoroastriens.
24 février 2020

Gwendoline Absalon présente « Vangasay »

Gwendoline Absalon présentera son nouvel album "Vangasay" le mercredi 14 octobre 2020 à 20h30 sur la scène du Studio de l'Ermitage, à l'occasion de sa sortie en digital le vendredi 27 mars 2020 et en physique le 17 juillet 2020 chez Ting Bang / L'Autre Distribution. L'équipe artistique de "Vangasay" est composée de : - Gwendoline Absalon : chant, sanza - Hervé Celcal : direction artistique, piano, keyboards, chœurs - Rija Randrianivosoa : guitares - Fabrice Thompson : percussions - Vincent Philéas : percussions - Fabrice Legros : guitare - Caroline Faber : chœurs, percussions Sur scène, Gwendoline se produira en quartet. Vangasay, le second album de la chanteuse Gwendoline Absalon, c’est d’abord une immersion initiatique et vitalisante dans l’île de La Réunion. Approchez-vous : la voix chaleureuse et claire de cette jeune passeuse invite chacun.e à affirmer son identité, en une poésie créole étonnante. Les arrangements du pianiste Hervé Celcal, entre pop et world, hommage à la tradition et cure de jouvence tout à la fois, servent parfaitement la philosophie d’une artiste en grand devenir. Avec ce 2nd album, enraciné à La Réunion, Gwendoline nous livre le fruit de sa propre introspection : un monde fait de sonorités, de parfums, d’envies, de conscience, de créole. Elle nous chantera à l’oreille son souhait de créer du lien, dans une magistrale introduction-immersion (Binda). Nous irons à la rencontre d’un paradoxe, qui nous rappelle à la grande vitalité de la tradition réunionnaise (Modernité). Un agrume aux vertus médicinales propagera sa vertueuse acidité au monde en lui rappelant qu’il faut maintenir un lien entre les générations (Vangasay). Nous sillonnerons vers le Cap Vert avec une révérence à la profonde Cesaria Evora (La Diva de la morna). Chemin faisant, une soul groove réunionnaise nous parlera d’amour sain (Fo pa kwrar). Puis, comme deux vagues qui se rencontrent, le maloya embrassera le bèlè martiniquais pour un hommage aux “maîtres” (Béliya)...
24 février 2020

Les Fils Canouche présentent leur nouvel EP « Transhumance »

Les Fils Canouche seront de retour le vendredi 14 février 2020 avec leur nouvel EP "Transhumance", qui sortira chez Vlad Productions / Believe Digital (L’Autre Distribution). En invités, le grand Minino Garay aux percussions et le troublant oudiste Hussam Aliwat viennent ornementer avec magnificence ces nouvelles compositions hybrides entre jazz et musiques du monde. Quatorze années d’étincelles scéniques pour quelques 700 concerts à travers l’Europe ont forgé chez ce quartet une âme d’explorateur du jazz ! La rencontre d’une rythmique sauvage aux envolées virtuoses d’une clarinette basse et d’un accordéon empli d’émotion nous invite au voyage entre orient et occident. Migrant sans relâche aux quatre points cardinaux, Les Fils Canouche s’entourent désormais de prodiges internationaux dans leur nouvel et 5e opus « Transhumance ». En invités, Le grand Minino Garay aux percussions et le troublant oudiste Hussam Aliwat viennent ornementer avec magnificence ces nouvelles compositions hybrides entre jazz et musiques du monde. Le Quatuor s’ouvre désormais à l’élégance des musiques orientales et aux timbres des percussions d’Amérique latine. En disciples fougueux d’un Django moderne ou d’un Piazzolla ressuscité, ils brouillent les frontières musicales et temporelles pour le pur plaisir d’un jazz hétéroclite. Un nouveau métissage sonore étourdissant qui signera un spectacle interculturel pour 2020.
24 février 2020

Edgar Sekloka présente « Musique noire »

Edgar Seklola présentera son nouvel album " Musique noire", le jeudi 27 février 2020 à 20h00 sur la scène du Hasard Ludique, à l'occasion de sa sortie chez Suga Music / Believe Digital / In Ouïe Distribution les 24 (digital) et 31 (CD et vinyle) janvier 2020. L'artiste sera également en concert aux dates suivantes : - le 4 novembre 2019, 21h00 : Comedy Club, Paris 10 / Showcase - le 25 avril 2020, 20h30 : Espace Culturel Robert Doisneau, Meudon (92)   L'album Musique Noire est un album de 8 titres faisant un parallèle entre l'esclavage et l'aliénation moderne que l'on retrouve dans nos métiers, nos hobys, nos habitudes, nos plaisirs, nos quotidiens, C’est ce qu’Edgar appelle Les identités pourpres en référence au roman d'AliceWalker. L’intention des morceaux n'est pas de pointer du doigt les assujettissements à un labeur, une hiérarchie, un système mais au contraire, d'amener l'auditeur à une réflexion sur les libertés meurtries, et sur les témoignages artistiques qu'elles insufflent (parallèle fait avec l'ouvrage Le Peuple du Blues d'Amiri Baraka). Reprenant les influences qui ont nourri l'éducation d'Edgar, du sébéné au blues en passant parle zouk et la folk, les orchestrations plurielles racontent aussi et surtout la diversité du rap en tant que musique inclusive, en tant que musique du monde. Edgar Sekloka Ancien acolyte de Gaël Faye au sein du groupe Milk, Coffe and Sugar, et lauréat du Prix des Musiques d’Ici2018, Edgar Sekloka propose dans son nouveau projet Musique Noire une synthèse réussie entre rap et chanson, qu'il colore de diverses influences puisées dans les Musiques du Monde et le blues. Accompagné du chanteur, percussionniste Koto Brawa et du guitariste Jean- Baptiste Meyer-Bisch, il distille sans concession ses mots, dénonçant les aliénations des temps modernes, à travers des chroniques sociales du quotidien, tout en propageant sa bienveillance fortement contagieuse. Touche à tout qui touche tout le monde, des plus jeunes jusqu’aux anciens, Edgar Sekloka est un cas à part dans le paysage du rap francophone. De ses différents héritages culturels, entre Puteaux, le Cameroun et le Bénin, il dispose d’une richesse d’où il puise ses inspirations qu’il nourrit au fil du temps, au gré des rencontres. Romancier et poète, il fait son cinéma avec Chaplin, foule les planches des théâtres, collabore avec Mélissa Laveaux ou Blick Bassy, part en freestyle avec JP Manova, s’envole à New York slamer avec Thiefs (trio jazz franco-américain), quand il ne se transforme pas en Mc pour orchestrer avec son live-band des Open Mics et des Jam Sessions, ou en professeur Sekloka, intervenant tout-terrain, des écoles jusqu’aux prisons, des maisons de retraite aux conservatoires, pour des ateliers d’écriture ou d’autres aventures artistiques. Menant plusieurs projets à la fois, il est déjà là-bas, alors qu’à l’instant il était encore ici, mais ne vous méprenez pas, Edgar sait très bien où il va, et surtout où il veut vous emmener avec lui !
24 février 2020

Guappecarto présente « Sambol amore migrante »

Le groupe Guappecarto présentera son nouvel album " Sambol amore migrante", le mardi 26 novembre 2019 à 19h30 sur la scène du Café de la Danse, à l'occasion de sa sortie le vendredi 15 novembre 2019 chez CSB Productions / RFI/ L'Autre Distribution. Guappecarto : Un violon, un accordéon, une guitare, une contrebasse, des percussions. Les Guappecarto jouent comme ils vivent, avec cette spontanéité, cette générosité, cette classe italienne, un côté cabaret-punk d’un autre temps que Fellini aurait pu filmer. De l’Italie, ils conservent les racines, une présence, un cachet certain. De la culture tzigane, ils empruntent la fougue, une forme d’affrontement avec la vie, une mouvance sans frontière. De cette façon, la musique de Guappecarto ouvre indéniablement les imaginaires et les boîtes à histoires... Sambol amore migrante : Le 4e disque de Guappecarto est composé de neuf réinterprétations des œuvres de Vladimir Sambol, compositeur Fiuman des années 1930, émigré en Suède après la Seconde Guerre mondiale. L'écriture de Sambol a été fidèlement respectée dans certains cas ; dans d'autres, il a servi à développer et à obtenir des pièces profondément différentes de l'originale en faveur d'une nouvelle recherche sonore atypique pour le quintet, élargie par des collaborations surprenantes. Guitare et basse électriques, violon avec effets, batterie, ne sont que quelques-unes des nouveautés du disque ; les pièces originales sont déstructurées, réarrangées, transfigurées et parfois ajoutées à des pièces composées ad hoc. Le disque a été enregistré aux studios "Officine Meccaniche" de Mauro Pagani, à Milan, en novembre 2018. Les prises son ont été réalisées par Guido Andreani et le mixage par Laurent Dupuy (double grammy "meilleur album de musique du monde" 2014, 2015), sous la direction artistique de Stefano Piro. Les invités : Vincent Segal – violoncelle Daniele Sepe – saxophone Adèle Blanchin – didgeridoo, guimbarde Jeremy Nattagh – handpan, sanza, percussions Hamid Moumen – derbouka, tar, karkabou Marzouk Mejri – daff, tar Francesco Arcuri – sound design
24 février 2020

Bernard Fines presents « Samba de gringo »

Bernard Fines présentera son nouvel album " Samba de gringo", le mardi 17 décembre 2019 à 20h30 sur la scène du Studio de l'Ermitage, à l'occasion de sa sortie le vendredi 22 novembre 2019 chez SambaJazz Productions / In Ouïe Distribution. Bernard Fines est accompagné sur scène de : -  Ricardo Feijão à la basse -  Frédéric Sicart à la batterie -  Julian Leprince Caetano au piano « J’avais 15 ans lorsque j’ai découvert la bossa nova dans mon Ariège natale. Mon initiateur était un animateur de colonies de vacances, récemment débarqué de Paris, avec dans ses valises, le légendaire LP de Getz/Gilberto. Coup de foudre, j’écoute et tout devient si limpide : sous le saphir s’envolent les notes fondatrices de tout ce que j’avais pu glaner chez les ambassadeurs de la musique brésilienne en France à cette époque où le terme world music n’existait pas encore : Nougaro, Lavilliers, Nino Ferrer... La bossa nova devient mon rêve impossible, et après quelques courageuses tentatives, je commence à goûter au plaisir d’interpréter des standards comme Samba de uma nota so, Manhã de Carnaval et autres Meditação... Mais mon chemin croisera définitivement celui de la MPB, la Musique Populaire Brésilienne, en 1992 lors de mon départ au Brésil, où j’ai eu la chance de vivre pendant vingt-deux ans. Une immersion totale, linguistique et culturelle, rythmée par les concerts dans les bars, le conservatoire de Curitiba, les cours de chant et de théâtre, et bien sûr l’apprentissage de la douceur de vivre... Samba de Gringo, c’est une relecture de ma vie brésilienne, avec ses thèmes si profondément humains : l’amour sans limites, l’amour impossible, le sens de la fête, la tolérance, l’amitié, la place de la musique dans la société, la beauté basique de la photographie en noir et blanc, la pluie dans la forêt tropicale, l’émotion de l’écriture sur une page blanche, les plages désertes, la jungle urbaine, et bien sûr la saudade. Julio Bittencourt, avec qui j’ai eu la chance de tourner pendant huit ans sur les routes brésiliennes, me présentait toujours comme le français le plus brésilien qu’il ait jamais connu. Et cela me touche, car c’est peut-être finalement assez vrai. Et pour finir, je tiens à remercier mon père, qui m’a prêté sa plume, ma mère, qui m’a donné son oreille musicale, mon épouse qui m’a emmené au Brésil dans ses valises, et tous mes amis musiciens et mélomanes du Brésil qui m’ont appris l’art de swinguer à la brésilienne... Sans vous, Samba de Gringo n’aurait jamais été possible. » Bernard Fines
24 février 2020

Djavan en concert unique au Casino de Paris

Connu pour sa voix soyeuse et les mélodies de sa guitare « jazzy style », Djavan livre une musique métissée aux influences brésiliennes entre Jazz « cool » des années 1950, chansons folkloriques locales et rythmes africains. L’icône de la Musique Populaire Brésilienne interprètera ses classiques ainsi que cinq nouveaux titres de " Vesúvio" son dernier album : un voyage musical entre l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. Alors qu'il était encore enfant, et n’était âgé que de cinq ans, Djavan accompagnait sa mère, Virginia, faire la lessive au bord de la rivière avec d'autres blanchisseuses de Maceió. C'est avec une fierté non dissimulée pour un si jeune garçon qu'il remarqua à quel point sa mère et ses amies chantaient remarquablement bien et comment elles étaient capables de coordonner leurs voix et de réaliser des solos incroyables. Il ne le savait pas à cette époque, mais c'est là, au bord d'une rivière à la périphérie d'une ville du nord-est du Brésil, qu'il a pris ses premières leçons de musique. Des leçons de musique et de beauté. À la maison, sa mère, toujours aussi musicale, lui fit connaitre ses premières chansons par le biais de la radio : Orlando Silva, Ângela Maria et Dalva de Oliveira, qui sont parvenues à ses oreilles directement via les ondes de Rádio Nacional à Rio de Janeiro. Sa mère lui apprit également à chanter des chansons de Jackson do Pandeiro et Luiz Gonzaga, plus proches de lui non seulement en raison de leur accent mais aussi géographiquement ; ces mêmes chansons qu'il écoutait dans les rues et sur les marchés de Maceió, grâce aux enceintes disposées sur la place. C'est Virginia, toujours elle, qui fut la première à remarquer le talent de son fils. C'est elle qui fit naître en lui le rêve de devenir un « chanteur de radio ». Le rêve de sa mère faillit ne pas se réaliser. A l'âge de onze ans, Djavan était très talentueux non seulement dans le domaine musical, bénéficiant d’une excellente oreille et une voix remarquable, mais aussi avec un ballon entre les pieds. C'était un joueur de football exceptionnel et on le trouvait toujours en train de courir sur les terrains poussiéreux de Maceió. Djavan se distingua en tant que milieu de terrain alors qu'il jouait dans l'équipe de football des jeunes du CSA, l'équipe la plus importante de la ville, où il aurait pu poursuivre une carrière de joueur de footballeur professionnel. Le terrain de jeu du garçon se trouvait ailleurs cependant : il s’agissait d’une grande pièce confortable chez Marcio, un ami d'école, dont le père le Dr. Ismar Gatto, possédait un puissant système de son quadriphonique en plus de quelque chose d'extrêmement rare pour la ville de Maceió au début des années 1960 : une collection d'albums qui semblait inclure toutes les chansons jamais enregistrées. C'est dans cette pièce que le garçon à l'oreille avertie a entendu pour la première fois la musique intemporelle de Bach et Beethoven, l'ingéniosité du jazz grâce à Miles Davis, John Coltrane et la musique noire représentée par Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Billie Holiday ; mais aussi la musique traditionnelle brésilienne, de Noel Rosa à Tom Jobim et la "bossa nova", de l'école de samba à la "samba canção", de la richesse mélodique au rythme syncopé, toutes les chansons qu'il écoutait sur Radio Nacional avec sa mère ; c'est là qu'il découvre, avec émerveillement que Jackson do Pandeiro, Ary Lobo et aussi, Luiz Gonzaga sont de grands musiciens. C'est à ce instant que Djavan est sûr de son avenir en tant que musicien et décide de suivre l'intuition de sa mère. On savait à peine à l'époque que l'un des plus grands chanteurs et compositeurs du monde était en train de faire ses premiers pas, quelqu'un qui jouait de la guitare acoustique comme personne, dépositaire d'un style musical unique, qui allait bientôt conquérir Rio de Janeiro, le Brésil et la musique brésilienne. Ensuite sont venus le monde, les scènes, les studios et les partenaires aux États-Unis, en Europe, en Afrique...   Hugo Sukman
20 janvier 2020