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Catalina Skinner & l’Ensemble Stella d’Oriente, sous la direction de Pierre-Yves Binard, révèleront leur nouvel album Alta va la luna le 6 novembre 2026 (CD et digital) chez Mundo Azul / Inouïe Distribution. L’opus sera présenté le jeudi 3 décembre 2026 sur la scène du Studio de l’Ermitage (Paris, 20e) lors d’un concert de lancement, avec la participation exceptionnelle de Laurie Billotet (danse orientale).

Un voyage musical au cœur de la Méditerranée médiévale
Les chants réunis sur ce premier album sont nés dans l’espace de la Méditerranée médiévale, là où les cultures juive, chrétienne et musulmane coexistaient, dialoguaient et s’enrichissaient mutuellement. Le programme tisse trois fils en une même trame : les chants judéo-espagnols transmis après l’expulsion de 1492, les troubadours occitans et catalans chantant l’amour courtois, et le dialogue spirituel entre les Cantigas de Santa Maria et les chants soufis.
Entre complaintes amoureuses et chants sacrés, la voix de la mezzo-soprano Catalina Skinner est portée par un instrumentarium rare – oud, qânoun, flûtes ney, saz, luths médiévaux, violes, basse de violon, harmonium indien, percussions – où se répondent instruments du monde arabe et instruments médiévaux européens, comme si les deux rives de la Méditerranée avaient toujours parlé la même langue.
 
Un ensemble aux identités multiples
L’ensemble Stella d’Oriente incarne dans sa composition même le dialogue des cultures qu’il célèbre. Les origines française, colombienne, syrienne, libanaise, occitane et catalane de ses six musiciens sont la matière vivante de leur interprétation.
 
Distribution :
Catalina Skinner : mezzo-soprano, percussions
– Pierre-Yves Binard : baryton, percussions, harmonium indien, direction musicale
– Iyad Haimour : qânoun, oud, flûtes ney, chant
– Jodël Grasset-Saruwatari : luths médiévaux, qitara, oud
– Guillem Gironès : dessus de viole, basse de violon
– Mahdi Hachem : saz, flûtes, vièle, riq
En concert, l’ensemble est rejoint par Laurie Billotet (danse orientale).
 
Faire résonner les échos d’une Méditerranée plurielle
Alta va la luna — «Haute va la lune» — tire son nom du chant séfarade éponyme, où la lune éclaire les amours clandestines. Cet astre qui illumine toutes les rives sans distinction, témoin silencieux des rencontres humaines par-delà les frontières, devient la métaphore centrale de cet album : un acte de mémoire et de résistance poétique. Les musiques de la Méditerranée médiévale portent en elles le souvenir d’un temps où les cultures juive, chrétienne et musulmane coexistaient, dialoguaient et s’enrichissaient mutuellement. À l’heure où les fractures identitaires semblent se creuser, ce programme s’impose comme un rappel vibrant : nos héritages culturels sont intrinsèquement métissés.
 
Un dialogue qui traverse les siècles
Les chants séfarades réunis sur cet album sont nés dans l’Espagne d’Al-Andalus, où cohabitèrent trois civilisations durant plusieurs siècles. Après l’expulsion de 1492, ces mélodies traversèrent la Méditerranée avec les communautés juives en exil, se nourrissant des musiques turques, grecques et marocaines rencontrées au fil des migrations. Parallèlement, les troubadours occitans et catalans célébraient l’amour courtois dans une langue d’Oc déjà traversée par les influences arabes venues du Sud.
En réunissant ces répertoires, Stella d’Oriente révèle des parentés historiques réelles : les mêmes thèmes, les mêmes modes musicaux, les mêmes instruments — le luth sous ses différentes formes — témoignent d’échanges concrets et d’une circulation continue des saveurs sonores d’une rive à l’autre.
(…)
 
Pierre-Yves Binard et Catalina Skinner
Directeurs artistiques de l’Ensemble Stella d’Oriente